WP : Mike Waltz utiliserait Gmail pour échanger des informations classifiées

Le Washington Post rapporte que Mike Walz, conseiller à la sécurité nationale du président américain, et ses subordonnés auraient utilisé des comptes Gmail personnels pour leur correspondance secrète, y compris sur des questions militaires. Le Conseil national de sécurité des États-Unis dément cette information.
Le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, Mike Waltz, et ses subordonnés auraient utilisé des comptes personnels de Google Mail (Gmail) pour leur correspondance d'État, a rapporté le Washington Post le 1er avril, citant des courriels et des hauts fonctionnaires. Selon le journal américain, l'un des employés de Mike Waltz aurait correspondu via Gmail avec des collègues d'autres agences gouvernementales sur des questions militaires sensibles et des systèmes d'armement.
Par ailleurs, le conseiller du président américain recevrait par le même biais des informations moins confidentielles concernant son emploi du temps, ainsi que des documents de travail. D'après le Washington Post, Mike Waltz copierait parfois des fragments de son calendrier dans la messagerie Signal afin de coordonner les réunions et les discussions.
Toutefois, un porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis a déclaré n'avoir vu aucune preuve que Mike Waltz utiliserait son compte électronique personnel au lieu de celui du gouvernement. Il a également exclu que le conseiller du président américain ait envoyé des informations classifiées par des canaux non sécurisés.
Cette attention accrue portée aux méthodes de communication au sein du gouvernement américain s'explique par un scandale récent lié à la messagerie Signal. Jeffrey Goldberg, rédacteur en chef du magazine Atlantic, a révélé le 24 mars qu'il avait été accidentellement invité à participer à un groupe secret sur Signal, réunissant Mike Waltz, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, le secrétaire d'État Marco Rubio, le vice-président des États-Unis J.D. Vance et d'autres hauts fonctionnaires américains. Les discussions portaient sur des attaques contre les Houthis au Yémen.
Mike Waltz a admis l'exactitude de cette information, affirmant cependant qu'il ne connaissait pas le journaliste. Selon lui, le rédacteur en chef d'Atlantic s'est introduit dans le tchat sous un faux nom. Le 1er avril, Axios a rapporté que les démocrates de la Commission de surveillance de la Chambre des représentants avaient convoqué les participants à ce groupe pour les entretenir de la «divulgation imprudente d'une information importante liée à la sécurité nationale».